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Jusqu’à dimanche 13 septembre, le commerce de Perpignan est en vendange annuelle, à l’occasion de Visa pour l’Image. Le festival international de photojournalisme induit pour la mairie un investissement relativement modeste, de 400.000 euros en subvention directe, auxquels s’ajoutent 900.000 euros en valeur estimée. Ce dernier apport est résumé en prêt d’espace, notamment le Couvent des minimes et l’église des Dominicains, et la mise à la disposition de personnel municipal. Depuis 2012, la parenthèse enchantée de Visa pour l’Image génère des retombées économiques de 3 millions d’euros dans la ville. Hôtels, restaurants et boutiques profitent de la manne intense et éphémère constituée cette année par 2850 professionnels internationaux accrédités, «dont 950 photographes», nous précise l’entreprise parisienne 2e Bureau, organisatrice du festival.

40% des visiteurs de Visa profite du Off

Cette année, 20.000 spectateurs auront assisté aux soirées de projection, au Campo Santo et en direct sur la place de la République de Perpignan, terminées ce samedi 5 septembre, souvent précédées de repas dans les restaurants. En 2014, ce sont 187.000 personnes qui ont parcouru les expositions, une fréquentation qui permet de prolonger la saison estivale, avant une décrue instantanée. De son côté, le festival alternatif Visa Off, qui atteint cette année sa 20e édition, présente des expositions dans 72 commerces et autres lieux, dont deux salles de l’Hôtel de Ville. Cette version moins ambitieuse, mais parfois rivale, est un succès à investissement réduit, 80.000 euros fournis par la Chambre de Commerce de Perpignan. Il est parcouru par 40% des visiteurs de Visa pour l’Image, selon les estimations que nous fournit Aminda Queralt, membre des conseils d’administration des deux événements.

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