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Depuis 2013, une société chinoise importatrice de de vins utilisait la marque territoriale « Roussillon ». L’entreprise peu scrupuleuse a déposé auprès de l’Intellectual Property Agency de Pékin de la marque « 露喜龙 et Lu Xi Long », 露喜龙 signifiant « Roussillon », pour profiter indûment du prestige viticole de la plaine alluviale des Pyrénées-Orientales. Cette démarche, identifiée dans l’Empire du milieu par le correspondant local du Comité Interprofessionnel des Vins du Roussillon (CIVR), a fait l’objet d’une procédure judiciaire, gagnante pour Perpignan. En effet, le CIVR nous révélait ce 28 mai que plusieurs mois de procédure ont « permis de donner raison aux instances du vignoble roussillonnais ». Le vin du pays remporte « l’action en annulation à l’encontre de la marque », selon le comité, qui cite le tribunal de Commerce et d’Industrie chinois. Celui-ci a jugé que la marque « semait la confusion dans l’esprit du consommateur et était de nature volontairement trompeuse puisque les vins identifiés n’étaient pas originaires du Roussillon ».

« Roussillon », un potentiel sous-estimé

A l’instar du Champagne ou du Roquefort, l’Appellation d’Origine Contrôlée Vin du Roussillon s’est défendue, dans une affaire qui révèle au passage la force de communication internationale d’une marque territoriale historique, antérieure aux Pyrénées-Orientales et a fortiori au label régional Sud de France, mais qui ne jouit d’aucune valeur légale.