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Le Président de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) a médiatisé son départ de l’établissement, ce mardi 28 mai, après un teaser le 6 mai. En conférence de presse dédiée, avec vidéos cadencées, Fabrice Lorente a affirmé « Je laisse un établissement sain et solide ». Ce samedi 1er juin, il quittera les fonctions qu’il occupait depuis 2012, avec une réélection en 2016. F. Lorente, qui embrassera prochainement l’Inspection générale de l’Administration, de l’Education nationale et de la recherche, a livré son constat : « après 12 années passées à la tête de l’université, 5 ans en tant que vice-président et 7 ans comme président, j’ai estimé que c’était le moment (…) il est important que l’équipe qui va préparer le futur (…) soit l’équipe à venir et pas l’équipe sortante ».

Vision d’entreprise, et basculement
politique ?

En quelques années, l’aisance acquise et le ton de Fabrice Lorente face à un micro indiquent un glissement vers la chose politique. Beau garçon, avec élocution claire et propos concis, l’ancien plus jeune président d’Université de France pourrait prendre part aux élections municipales de 2020 à Perpignan. « Je ne m’interdis rien », assurait-il à ce sujet, le 17 mai sur France Bleu Roussillon. Le simple fait qu’il ait présenté son bilan de résultats, attitude inédite à l’UPVD, tient lieu de tremplin, en mode gestionnaire. « On rend les clefs de l’établissement avec un fonds de roulement avoisinant les 19 millions d’euros, contre environ 6 M€ en 2012. De plus, entre 2012 et 2019, l’établissement a compté annuellement 11,3 M€ de recettes supplémentaires, soit 74,5 M€ par an contre 63 M€ en 2012 ».

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