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La révélation, largement répandue ce mercredi, d’un taux de chômage explosif en Espagne, est due à une « gaffe » administrative imputée à l’Institut National de la Statistique espagnol (INE). Suite à une erreur des techniciens de cet organisme, les chiffres les plus frais ont été malencontreusement rendus accessibles quelques minutes sur le site Internet de l’INE le temps de permettre au journal madrilène ABC, classé à droite, de les répercuter. Le pays, qui accuse son taux le plus fort depuis 1997, soit 20%, consécutifs à une augmentation de 286.200 du nombre de demandeurs d’emploi, doit désormais préparer l’avenir de 4.612.700 chômeurs. Cet important volume correspond aux prévisions du Gouvernement espagnol, mais celui-ci prévoyait d’en faire l’annonce vendredi, le temps de préparer sa communication. Ce chiffre général, qui porte sur le premier trimestre 2010, est complété par un taux de 17,91% en Catalogne du sud. Le taux de chômage espagnol a observé une baisse de 1997 à 2006, pour atteindre le chiffre enviable de 8,30%, avant un premier regain, accéléré par les effets de la crise amorcée en 2008. Par communautés autonomes, les Îles Canaries détiennent actuellement le triste record de 27,68%, suivies de l’Andalousie, à 27,21%, Murcie, à 23,17%, et le Pays Valencien, qui affiche 23,04% de sans-emploi.

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