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L’aéroport de Toulouse-Blagnac a entamé des démarches avancées de privatisation, selon les confirmations du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, le 17 novembre. Cet été, l’Etat a lancé un appel d’offre international pour céder 49,99% du capital sur les 60 % en sa possession. La décision définitive de l’Agence des Participations de l’Etat interviendra avant Noël. Cette cession, passée sous silence par le gouvernement, devrait profiter à un consortium sino-canadien dirigé par le fonds Friedmann Pacific Investment group. Cette structure basée à Pékin est associée à Shandong High-speed Group, société gestionnaire de l’aéroport international de Jinan, en Chine. Sa candidature est renforcée par une alliance avec le groupe de logistique canadien SNC Lavalin, dernièrement lié à une affaire de corruption autour du chantier de construction d’un hôpital à Montréal. Ce bloc financier propose 300 millions d’euros pour battre les trois autres candidats, les Français Vinci, Aéroports de Paris et le fonds Cube Infrastructure, de la banque Natixis.

Toulouse, 20 millions de passagers en 2030 ?

Selon la stratégie chinoise, Toulouse, sixième destination aéroportuaire française après Paris, devrait devenir la deuxième et devenir une porte d’entrée pour l’Europe du Sud-Ouest. Les liaisons vers l’Asie et l’Amérique du Nord seraient développées, pour atteindre 20 millions de passagers par an en 2030, contre 7,5 en 2013.

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