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Le train des primeurs transportant des marchandises du Roussillon, ou passées par le Roussillon, vers la région parisienne, ne roule plus depuis juillet 2019, mais il fait l’objet d’un projet de relance. Dès son arrêt, la ministre des transports, Elisabeth Borne, promettait un retour sur les rails de cet outil économique. Il n’en a rien été, car à la problématique des wagons vétustes s’est ajouté le remplacement des convois par des camions, car l’économie n’attend pas. Un engagement identique, depuis le sommet de l’Etat, a été pris le 27 juillet par le Premier ministre Jean Castex, qui a assuré le retour du train “dans quelques mois”, à la faveur de la stratégie de transition écologique voulue par Emmanuel Macron.

La compétitivité au coeur du problème

L’intention ministérielle sur le Perpignan-Rungis ne paraît pas tenable selon la CGT, qui avançait deux arguments de terrain, ce mardi 11 août sur France Bleu Roussillon. Le syndicat avance deux raisons économiquement déterminantes tendant à l’absurdité gouvernementale. D’une part, le ferroutage envisagé (Bayonne-Cherbourg est évoqué) plafonne à 100 km/h, contre 140 km/h pour le train des primeurs, plus compétitif vers le marché du bassin parisien. Par ailleurs, la société Via, filiale “transports” de la SNCF, est en train de fermer ses sites d’exploitation de Barcelone et Sète, dont dépend la logistique perpignanaise.

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