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Toutes les agglos du Languedoc-Roussillon réclament le TGV Perpignan-Montpellier à l’Etat
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En soutien au projet de Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Montpellier, 9 élus du Languedoc-Roussillon ont adressé une lettre commune, le 8 décembre, au secrétaire d’État chargé des Transports, Alain Vidalies. Ce courrier évoque la nomination d’un expert chargé de coordonner le financement prévisionnel « à l’approche de la décision d’un tracé définitif et dans la perspective d’une enquête publique lancée à la fin 2016 », nous détaille la Région Languedoc-Roussillon. Mais surtout, dans leur lobbying, les signataires veulent voir « émerger » la ligne parmi les priorités de l’Etat pour « prétendre à un financement européen dans le cadre de l’appel à proposition du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe 2014-2020 ». Cette étape administrative, ouverte le 11 septembre, est une réelle opportunité de pression.

L’Etat est le maillon faible

Comme nous l’indiquions mardi 9 décembre, le scénario budgétaire est inédit, car les volontés régionales s’accordent à celles de Bruxelles, favorable depuis octobre 2013 à financer la ligne, à condition que l’Etat s’y mette. En janvier dernier, le député européen UMP Franck Proust, élu de Nîmes, a tenté d’acculer Paris en prenant appui sur Bruxelles, mais il est resté inaudible. La lettre a été signée par le président régional, Damien Alary, la présidente du Conseil général des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, le président du Conseil général de l’Aude, André Viola, le président de la Communauté d’Agglomération Perpignan Méditerranée, Jean-Marc Pujol, du Carcassonnais, Régis Banquet, du Grand Narbonne, Jacques Bascou, d’Hérault Méditerranée, Gilles d’Ettore, de Béziers Méditerranée, Frédéric Lacas, et de Montpellier, Philippe Saurel.