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Le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) apprécie la dévaluation monétaire européenne. Un note qu’il publie le 21 novembre sous la signature de Jérôme Héricourt, professeur de l’Université de Bretagne Occidentale, souligne que l’ensemble de l’Union devrait profiter d’une baisse de l’euro. Cette dépréciation liée un plafonnement de la croissance de la zone euro à 0,8 % en 2014 et 1,3 % en 2015, selon le FMI, seraient positive pour tous les Etats et secteurs économiques. Le professeur estime que la baisse du taux de change améliore la compétitivité-prix et laisse espérer un « accroissement des exportations (et/ou des marges des exportateurs), avec à la clé un impact positif sur le PIB ».

Dès janvier dernier, le CEPII prenait appui sur la période 1995 à 2010, en France, pour affirmer qu’une dépréciation de l’euro de 10 % « entraîne une hausse des exportations en valeur comprise entre 6 % et 7 % ». Il certifiait « les exportations (en valeur) des firmes du secteur automobile augmentent en moyenne de 8,4 % en cas d’une dépréciation du taux de change de 10 %, celle des firmes de l’agroalimentaire de 4,6 % seulement ». Il estime durable le décrochage de l’euro, entamé au printemps. La monnaie européenne, dévaluée de 5 % de mars à octobre dans le contexte du commerce mondial, accuse un recul de 10 % face au dollar.

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