Langue

Le ministre délégué chargé des Transports, Frédéric Cuvillier, s’est montré évasif, le 14 mars, sur le calendrier des travaux de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpignan et Montpellier. A cette date, il a annoncé l’existence d’une « Commission 21 » chargée de « ‘hiérarchiser » les projets de nouvelles lignes en France, dont la liaison Roussillon-Languedoc est un exemple parmi d’autres. Ce 10 avril, M. Cuvillier a reçu à l’Elysée, à Paris, une délégation d’élus du département de l’Aude soucieux de connaître d’éventuelles avancées sur le dossier. En présence du conseiller du Président de la République, ces représentants territoriaux, parmi lesquels figuraient le président du Conseil général audois, le maire de Narbonne et le président de Carcassonne Agglomération, ont appris que les travaux de la commission donneraient lieu à une communication officielle « début juillet ». Selon les Journaux du Midi, actuellement, « l’intérêt et le calendrier des dossiers » font ainsi l’objet d’évaluations, selon un ordre de priorités incertain, les exigences des territoires étant parfois divergentes de celles de l’Etat, dans un contexte budgétaire pragmatique.

L’Etat sollicite la Commission européenne

Le financement des études préalables à la réalisation de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpignan et Montpellier, pourrait profiter d’un appui communautaire, selon un indication transparue lors de la réunion parisienne. Fin mars, l’Etat a en effet sollicité à cet effet la Commission européenne, qu’il espère mobiliser à hauteur de 50 %. Une réponse positive signifierait implicitement un engagement européen envers cet axe, dont la fonction régionale serait dépassée par un rôle international et structurant, car il s’agirait d’un maillon entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud.

Partager

Icona de pantalla completa