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Sur le grand axe ferroviaire à grande vitesse nord-sud européen, le maillon Perpignan-Montpellier est le seul et unique manquant. Cette caractéristique inouïe ralentit les convois de voyageurs, à la veille de la libéralisation du marché. Mais en termes de marchandises, le phénomène d’entonnoir opère également, jusqu’à mobiliser certains acteurs économiques. C’est ainsi que la région autonome de Murcie, en Espagne, au Sud de la région de Valence, espère que ce maillon de Ligne à Grande Vitesse (LGV) soit réellement programmé. Le directeur général des Transports de Murcie, José Ramón Díez de Revenga, s’est exprimé dans ce sens, mardi 20 juin, lors d’un forum du Corridor Méditerranéen qui se tenait à Bruxelles. Murcia, plus proche du Roussillon que le marché de Rungis, exporte ses produits en passant par les Pyrénées-Orientales,vers le Nord de l’Europe. Une forte production d’agrumes, autres fruits et des légumes frais, constituent l’identité agro-économique de la région.

Un sujet absent du débat français

La construction du tronçon de LGV Perpignan-Montpellier, souhaitée et pré-financée par l’Union européenne mais résolument négligée par les tous gouvernements français depuis le mandat de Jacques Chirac, signifie une rupture de flux sur le Corridor méditerranée, long de 3500 km dont 1300 en territoire espagnol. De ce maillon absent dépend le « développement économique futur de la Région de Murcie », assure M. Díez de Revenga.
Ce sujet économique européen reste absent du débat français, où le débat sur la LGV est résumé au TGV, dans une approche liée au tourisme.

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