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La Clau
TGV Perpignan-Figueres : des fonds « vautour » pour renflouer TP Ferro
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Le tronçon de Ligne à Grande Vitesse situé entre Perpignan et Figueres, long de 44 km, n’est pas rentable, compte tenu d’un trafic peu important, limité à 10 TGV ou AVE espagnols quotidiens et 12 trains de marchandises par semaine. Cette portion internationale, utilisée depuis le 19 décembre 2010 puis exploitée à grande échelle, de Paris à Séville, depuis le 15 décembre dernier, est exploitée par le concessionnaire TP Ferro, structure franco-espagnole constituée à parité, en 2005, par les sociétés Eiffage et Grupo Activités de Construction et de Services (ACS). Pour renflouer sa dette, creusée par le manque de trains, TP Ferro discute actuellement, selon l’édition du 11 février du scrupuleux hebdomadaire espagnol Expansión, avec plusieurs fonds d’investissement dits « vautour », rachetant à prix inférieur la dette d’entreprises en difficulté. Le tronçon attend davantage de trafic, peut-être dès avril concernant les trains de voyageurs, mais ses péages, notamment réservés aux convois de marchandises, réduisent sa compétitivité, comparable à celle de la voie côtière Cerbère-Portbou. Les recette du concessionnaire suffisent ainsi à assurer les dépenses de fonctionnement de la ligne, mais ne permettent pas d’absorber la dette, dont la croissance est constante.

Un discret groupe de travail franco-espagnol

A l’origine, TP Ferro a profité d’un prêt bancaire de 500 millions d’euros puis d’une subvention de 600 millions d’euros et d’une participation actionnariale annexe, pour financer le chantier de 1,2 milliard d’euros correspondant aux 44 km, comportant les deux tunnels du Perthus. Alors que la première phase de crédits parviendra à échéance en 2015, l’intervention des fonds « vautours » permettrait un transfert et une réduction de la dette, dont le montant reste inconnu. Dans ce dossier, le gouvernement espagnol reconnaît le manque de trafic sur la ligne, mais exclut d’assumer un quelconque sauvetage financier. Il aurait mis en place un groupe de travail discret avec le gouvernement français, pour rentabiliser la portion Perpignan-Figueres.

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