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Les tests de sécurité des parties souterraines de la Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Barcelone ont débuté dès le mois de novembre 2010 à l’intérieur du tunnel du Perthus, pour une exploitation commerciale lancée un mois plus tard entre Perpignan et Figueres. Mais plus au Sud, le tronçon Figueres-Barcelone inauguré le 8 janvier 2013 a montré en février sa première faille, manifestée par l’absence de sorties de secours dans trois tunnels proches de la première de ces deux villes. Or, une deuxième imperfection importante était révélée le 1er mars, car les pompiers du gouvernement catalan ont tardé jusqu’à la semaine écoulée pour entamer l’inspection réglementaire des sorties de secours des tunnels de Girona, bel et bien aménagées, à mi-parcours entre Perpignan et Barcelone.

Un protocole de sécurité, dans quelques mois

La mise en place tardive de cette opération indispensable, après de deux mois d’usage intensif de ces infrastructures souterraines et d’un premier essai de train direct effectué par la SNCF jusqu’à Barcelone, est due à une divergence entre l’autorité espagnole en charge des travaux ferroviaires, Adif, et les instances gouvernementales catalanes. En effet, un plan général de sécurité défini par Adif englobe les caractéristiques du tunnel du Perthus, de 8 km de long, et celles du double tunnel de Girona, long de 9 km. Mais celui-ci est différent, car il comporte une gare et sera voisin, à terme, de deux étages de parkings et d’une gare routière. Le protocole de sécurité idoine exigera plusieurs mois, en fonction de contraintes de lutte contre les incendies, d’acheminement d’eau et d’attribution des rôles en cas d’accident.

Pas de caméras dans le tunnel du Perthus

Par ailleurs, l’absence de caméras de sécurité à l’intérieur des tunnels de Girona, constatée récemment, met en cause l’adaptation de la ligne aux normes actuelles, dont ces dispositifs font partie. L’installation de caméras de ce type dans le tunnel du Perthus, préconisée par les pompiers de Catalogne, a été écartée par les autorités françaises, mais ces imperfections ne devraient pas retarder l’entrée en service de la ligne TGV entre Perpignan et Barcelone, courant avril.

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