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Les choses sérieuses arrivent cette semaine en prévision du lancement du TGV Perpignan-Figueres, inclus dans le projet Paris-Figueres mené par la SNCF et la RENFE, son homologue espagnole. Les billets seront en vente dans 10 jours, la liaison ferroviaire fonctionnera dès le 12 décembre, mais les tests techniques se déroulent depuis plusieurs mois dans une discrétion quasi-militaire. Ce jeudi débutera une série médiatisée, dénommée « exercices préalables à la mise en service » par la Préfecture des Pyrénées-Orientales. Les 4, 17, et 30 novembre, sont ainsi réservés à des simulations en conditions réelle d’utilisation de la Ligne à Grande Vitesse, par le tunnel du Perthus, sous le massif des Albères. Cet ouvrage double, unique en Europe, fera l’objet de trois exercices binationaux, dont le but est de « vérifier la fiabilité des procédures d’évacuation et de secours ». Ces opérations seront organisées dans le sens Perpignan-Figueres, à partir de trains de voyageurs démarrant de la principale gare du Roussillon. La première, ce jeudi 4 novembre de 14h à 19h, se déroulera selon le scénario de l’arrêt forcé d’un train de 300 passagers, dont plusieurs personnes handicapées. Cet incident sera supposé être provoqué par un dégagement de fumée constaté dans la motrice de queue du convoi. La prochaine étape, le 17 novembre, sera celle d’un déraillement fictif entraînant des victimes, puisn un incendie de train sera simulé le 30 novembre. Ces tests de haute précision devront mesurer la capacité de coordination entre les services de secours français et sud-catalans, chacun obéissant au modèle décentralisé inhérent à l’organisation des Etats.

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