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Le lien étroit établi depuis 2002 entre le succès fulgurant de l’aéroport de Girona et la présence de la compagnie Ryanair démontre une nouvelle fois ses limites. Alors que cette plateforme aéroportuaire vient d’obtenir de Madrid une gestion autonome, qui lui permettra, dès l’année prochaine, de choisir les compagnies qui y opèrent, ainsi que les stratégies commerciales, Ryanair fait savoir le pire. Ce mardi, le transporteur irlandais, très gourmand en matière de subventions publiques, a annoncé la suppression, dès la fin septembre, de 21 destinations au départ de Girona, ajoutée à celle de 18 autres, selon une information de février dernier. Cette dernière fournée de suppressions, qui induira une réduction de 50% des mouvement, concerne principalement les destinations Londres, Liverpool, Rome, Bruxelles, Madrid, Alicante, Séville et Tenerife.

Lors d’une conférence de presse organisée à Barcelone, le vice-président de Ryanair, Michael Cawley, a justifié ce recul comme le résultat d’un manque d’accord avec le gouvernement catalan. L’opérateur irlandais, qui exige quelque 11,3 millions d’euros à la Generalitat de Catalunya en échange d’un maintien et d’un développement à Girona, n’a pas obtenu gain de cause. La stratégie des autorités fait d’ailleurs l’objet de critiques de la part de Ryanair, en vertu de l’attribution, parallèle aux négociations échouées, d’une subvention de 20 millions d’euros à la compagnie Spanair, à capitaux catalans. M. Cawley s’est cependant montré disposé à négocier une nouvelle offre pour l’été 2012, tout en précisant que les deux vagues de suppressions de 2011 auront pour conséquence un repli du nombre de passagers, de 2,6 millions en 2010, à 1,3 million en 2011.