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L’ancien maire socialiste de Figueres, Joan Armangué, est partisan d’une prise en main directe des orientations économiques de sa ville et de sa région, l’Empordà. Vendredi, lors d’une conférence organisée au Casino Menestral de Figueres, l’ancien élu, économiste de formation, a exprimé une vieille revendication reposant sur la création d’une Chambre de Commerce de l’Empordà. Cette idée a été relancée lors d’une intervention intitulée « Une idée de l’Empordà au sein de l’espace catalan transfrontalier », qui illustrait un ouvrage numérique portant le même nom, dont l’ancien premier magistrat est l’auteur. Dans une vision d’avenir comportant un élargissement du champ de vision des acteurs économiques de la région de Figueres, qu’il invite à regarder vers le Roussillon, M. Armangué interpelle les esprits, conditionnés par la géopolitique issue de 1939. Depuis la fin de la guerre d’Espagne et le frein mis aux échanges multiséculaires entre les deux versants du massif des Albères, les aires d’influence de Céret, Perpignan et Figueres, ont fortement distendu leurs liens. Dans le cadre européen en mouvement, Joan Armangué, dont le livre est téléchargeable gratuitement, défend l’unité de la région de l’Empordà, officiellement scindée en deux aires, les « comarques » de l’Alt Empordà et le Baix Empordà. Leur fusion administrative, qui ressemblerait à l’intégration progressive des communautés de communes du Roussillon à l’Agglomération Perpignan-Méditerranée, permettrait de renforcer le réseau des villes de Figueres, Roses, La Bisbal, Platja d’Aro, Palamós et Sant Feliu de Guíxols. Le defenseur de ce projet imagine ainsi créer un « espace de centralité » au sein de l’arc méditerranéen, partageant par là une ambition identique à celle de Perpignan-Méditerranée, dans ses visées vers Girona. Ce processus imposerait, selon son souhait, la création d’une Chambre de Commerce de l’Empordà qui fusionnerait les actuelles chambres de Figueres, Palamós et Sant Feliu de Guíxols.

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