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La Clau
Quel président pour la future région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon ?
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La future grande région regroupant le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées recevra, à l’égal de 12 autres, de nouvelles compétences. La réforme territoriale prévoit en effet l’exclusivité régionale en matière de développement économique, avec fiscalité dédiée. La distance reste importante par rapport au modèle européen basé sur des régions autonomes, mais les régions recevront l’entière compétence du tourisme, des transports et des collèges, en plus des lycées dont elles sont déjà responsables. Le projet de loi, examiné par le Sénat en fin d’année puis par l’Assemblée nationale, devra être adopté courant janvier ou février 2015. Le nouvel ensemble régional permettra aux Pyrénées-Orientales se pouvoir se revendiquer d’un périmètre plus prestigieux que le Languedoc-Roussillon. Associer Perpignan à l’image d’Airbus sera surprenant, mais répondra à une réalité indiscutable.

Cinq candidats connus à droite et au centre

Le futur Languedoc et son appendice catalan connaîtront leurs premières élections l’hiver 2015. Cette échéance est activement préparée par l’UMP, l’UDI et le Modem, dont les principaux élus, de Perpignan à Toulouse, apprennent à se connaître et entament déjà des négociations. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, devenu ces dernières années le chef de file UMP en Midi-Pyrénées, se refuse à y aller pour ne pas cumuler, mais il dirige les opérations. En revanche, le député-maire UMP de la ville tarnaise de Lavaur, Bernard Carayon de Lagaye, se positionne, tout comme un autre Tarnais, Jacques Thouroude, président du groupe d’opposition au conseil régional de Midi-Pyrénées. Le député UMP de Lozère Pierre Morel-A-L’Huissier figure aussi dans le groupe des prétendants, au même titre que le conseiller régional du Languedoc-Roussillon et maire de Prades, Jean Castex. Cependant, si la future région est centraliste, le Pays Catalan y sera mécaniquement marginal. La liste des prétendants est complétée par le sénateur UDI Philippe Bonnecarrère, élu du Tarn.

Le FN avec Aliot, le PS peut-être avec Delga

La candidature du Front National est définitive avec Louis Aliot, originaire de l’Ariège, parmi les rares, avec Jean Castex, à connaître déjà les contours du futur ensemble régional. Chef de l’opposition à la mairie de Perpignan, le compagnon de Marine Le Pen pourra compter sur l’activisme militant malgré l’opposition de son parti aux « super-régions », qui supposent une « super remise en cause de l’unité nationale et de l’indivisibilité de la République, au profit de baronnies inféodées à Bruxelles ». Aux élections européennes de mai dernier, Louis Aliot, tête de liste dans l’immense circonscription « Sud-Ouest », est arrivé premier en Midi-Pyrénées avec 22,36 %, et 31,47 % en Languedoc-Roussillon. Dans la gauche majoritaire, la secrétaire d’Etat au Commerce, Carole Delga, née à Toulouse, a le vent en poupe. L’élimination de fait de Kader Arif, secrétaire d’Etat aux Anciens combattants jusqu’à vendredi 21 novembre, laisse un champ relativement libre, malgré les envies de l’ancien ministre de l’Environnement et actuel président du département du Gers, Philippe Martin. Le Parti Radical de Gauche (PRG), serait tenté d’avancer son président Jean-Michel Baylet ou la ministre du Logement, Sylvia Pinel. Celle-ci aurait les faveurs de l’actuel président PS de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, qui n’ira probablement pas. A l’identique, aucun désir de nouvelle présidence n’est connu chez Damien Alary, actuel président du Languedoc-Roussillon.

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