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Avant l’insouciance des fêtes de fin d’année, les deux organisations patronales représentatives en Pays Catalan se mobilisent. Tous les jours depuis le 9 décembre, l’Union pour l’Entreprise (UPE 66) souligne la réalité d’une trentaine d’entrepreneurs, sur YouTube. Robert Guichet, fondateur de la société de solutions électroniques Pyrescom appelle une véritable « simplification » de l’administration de l’Etat. Cyril Sabatier, à la tête de l’agence de communication Attrap’Temps, évoque un « parcours du combattant » auprès des « banques traditionnelles » en matière de financements. Bénédicte Navarro, de la société de Travaux Publics et d’énergies renouvelables Sotranasa, souhaite un « ralentissement de la réglementation » . Andréa Diaz Gonzalez, gérante de la société de formation et d’accompagnement Catalane performance, attend de la « cohérence au gouvernement ». Ces interviews montrent le changement de style intervenu cette année à la tête de l’UPE 66, attachée au terrain. Elles incluent José Rodriguez, président du Pôle Economique Saint-Charles, Manuel Castro, président de la Fédération des Boulangers 66, ou encore Claude Bourgine, PDG de Selecom, spécialisé dans la radiocommunication industrielle.

Pour la CGMPE 66, il faut plus d’Europe, ou moins d’Europe

Dans un style plus cru, la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPM 66) manifeste une « colère très importante » et déclare ses adhérents « étranglés par les réformes ». Le 1er décembre, sa président, Myriam Subiros, s’est adressée par courrier à l’ensemble des élus du territoire, députés européens inclus, pour les alerter au sujet du « nombre des dépôts de bilan depuis le début de l’année ». La lettre décrit la complexité administrative, une « instabilité fiscale » et une « scandaleuse différence de traitement entre secteur public et privé ». La CGPME 66 évoque le sujet épineux de la concurrence transfrontalière, « insupportable, déloyale », qui concerne le commerce, le BTP, le transport, l’intérim, l’industrie et même les services. Elle revendique deux solutions, soit une accélération de l’harmonisation fiscale et sociale européenne, soit « un protectionnisme plus important ». Le syndicat patronal souhaite au final plus d’Europe ou moins d’Europe, pour quitter la situation actuelle de milieu du gué.