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La première mesure potentiellement impopulaire de la mairie de Perpignan est adoptée ce jeudi soir en conseil municipal. Cinq mois après son accession à la fonction de premier magistrat, le maire UMP, Jean-Marc Pujol soumet aux 54 membres de l’assemblée le budget 2010, établi à 312 millions, comportant une hausse d’impôts de 8% qui entraînera une augmentation moyenne de 45 euros sur la taxe d’habitation, pour un gain de 5,3 millions. Cette mesure, qui survient après huit années de fiscalité zéro, concerne la taxe d’habitation, qui évoluera de 16,68 % à 18,01 %, le foncier bâti, qui passera de 24,44 % à 26,40 %, et le non bâti, qui atteindra 40,24 %. Le budget perpignanais, réalisé en tenant compte de cette nouvelle donnée, comporte également 13,5 millions de nouveaux emprunts exclusivement réservés aux dépenses d’investissement, pour offrir une marge de manœuvre accrue à la Ville, confrontée à la résorption des répliques de la crise. En accord avec les prérogatives de la liste « Perpignan au cœur », menée par l’ancien maire, Jean-Paul Alduy, lors des élections municipales de juin 2009, les axes stratégiques issus de cette marge concerneront le logement, la vidéosurveillance, les brigades vertes, chargées de la propreté de la voirie, et les maires de quartier.