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La crise du photojournalisme, illustrée jeudi 30 juillet par la mise en redressement judiciaire de l’agence Gamma, hante le festival Visa Pour l’Image, dont la 21ème édition sera lancée le 29 août à Perpignan. Dans un entretien au journal Le Monde en date du même jour, Jean-François Leroy, directeur de l’événement, dénonçait l’appétit des journaux, davantage intéressés par « nous montrer la mort de Michael Jackson » et lançait, désespéré « pourquoi partir en Irak ou au Darfour si on ne peut pas vendre son boulot ? » avant de dévoiler ses cartes : « je voudrais que les journalistes reprennent le pouvoir ». En marge de l’intérêt perpignanais envers un forum générateur d’expositions gratuites et de vendanges bénies pour les restaurateurs et hôteliers accueillant les professionnels mondiaux, Visa pour l’image doit inventer à Perpignan l’avenir d’une profession inquiète, dépassée par Internet. Dans le dossier de presse de l’événement, M. Leroy lance carrément « le photojournalisme est en train de mourir. Il meurt. Il est mort » mais affronte la déferlante médiatique pour défendre les 30 expositions de l’année en rappelant un « succès croissant du Festival ».

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