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En 2013, le projet de carte cantonale des Pyrénées-Orientales, présenté par la préfecture de Perpignan le 30 septembre, a attiré une avalanche de réprobations politiques. Hormis le Parti Socialiste et du Parti Communiste, partenaires au Conseil général du territoire, partis et personnalités ont avancé leurs arguments, en dénonçant le plus souvent un nouveau puzzle calqué sur les chances de succès électoraux des deux partis de gouvernance de l’assemblée départementale. Parmi ses surprises, ce projet matérialisé par les élections cantonales de 2015, réduisant le nombre de cantons de 31 à 17, comporte un « Canton Canigou » qui unit deux zones géographiquement opposées.

56 départements ont contesté le redécoupage

Comme annoncé l’année dernière, ce projet fait désormais l’objet d’un décret, vigoureusement dénoncé par le groupe des Conseillers Généraux UMP-Divers Droite du Conseil général. Dans un communiqué, le chef de l’opposition départementale et conseiller de Perpignan, Jean Rigual, a confirmé, ce 5 mars, l’engagement d’un recours contre un redécoupage « inepte » et « uniquement réalisé à des fins purement électoralistes ». Il évoque un total de 56 départements défavorables à leurs redécoupages respectifs, tandis que « 17 Conseils généraux socialistes l’ont rejeté aussi ». Soulignant une absence de concertation et une certaine « précipitation » sans respect des « délais prévus par le législateur », les UMP de l’assemblée du Pays Catalan enfoncent le clou en condamnant une redistribution territoriale « sans intérêt » et « coûteuse », dont l’objectif visant à économiser ne sera pas atteint, car au final, le Pyrénées-Orientales comportera « 34 conseillers départementaux ».

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