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Le surprenant débat proposé le 23 mars à Perpignan par quatre organisations politiques jeunes des Pyrénées-Orientales, à l’exception de celles de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) et du Mouvement Démocrate, a attiré aussi une belle proportion de représentants des autres générations. Cette rencontre, convoquée Salle des Libertés par les Jeunes Populaires, le Mouvement des Jeunes Socialistes, les Jeunesses Communistes et le Front National de la Jeunesse, s’est déroulée en présence de 130 personnes. Les interventions, courtoises malgré des positionnements parfois diamétralement opposés, et « sans sectarisme », comme le signalent les Jeunes Populaires dans un communiqué, ont démontré l’émergence d’une nouvelle génération, volontiers prête à prendre des responsabilités.

Un dialogue entre jeunes, impossible entre seniors

A une époque où l’exercice politique séduit peu en France, dans un territoire dont les élus sont généralement âgés, souvent retraités, ce forum, consacré au bilan de François Hollande, a permis aux jeunes FN, également par communiqué, de déplorer « l’abstention » des « aînés ». Inversant les rôles face aux idées reçues, leur responsable, Julien Leonardelli, insistait sur l’exercice civique et sur l’Education, en affirmant que « l’Université est une usine à chômeurs », puis en défendant l’apprentissage, pouvant profiter aux jeunes aux « doigts d’or ». Au final, il reste significatif que quatre jeunes gens, Bérangère Givanovitch, David Arabia, François Lietta et Julien Leonardelli, sur lesquels le XXe siècle a peu de prise, aient les moyens d’instaurer un fil commun de réflexion, sur l’exemple des échanges télévisés. Le collectif des jeunesses politiques du Pays Catalan, dont l’influence des anciens a cependant transparu dans l’éviction des jeunesses centristes, promet de renouveler cette formule, dans l’espoir qu’elle ne reste pas une simple expérience.

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