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L’impact de la Ligne à Grande Vitesse ibérique sur Perpignan, la seule existante en continuité, est un enjeu majeur pour la sortie de crise, exclusivement mesurable à l’aune des chiffres officiels disponibles en Espagne. En effet, la SNCF reste discrète sur des statistiques qui la concernent pourtant, en vertu d’un partenariat fort avec son homologue ibérique. La Renfe a ainsi communiqué le 7 avril un premier bilan relativement flatteur pour Perpignan, qui a reçu 21.000 passagers TGV venus de Barcelone, sur la période comprise entre janvier et mars. Par ailleurs, 2100 billets ont concerné Figueres-Perpignan, tandis que 820 autres portaient la mention Girona-Perpignan. Ces chiffres, qui soulignent une première tendance positive, font intervenir Madrid dans une proportion significative, car 1100 habitants de la capitale espagnole sont descendus dans celle du Roussillon. Au total, les AVE ont ainsi occasionné 25.020 billets pour la destination Perpignan, avec quelques détails remarquables, comme le nombre de Madrilènes, plus important que celui des Gironais, banalement proches de Perpignan avec leurs véhicules particuliers. Mais la jonction Madrid-Perpignan, dont nous signalions dès 2012 la réalité en devenir, abolit véritablement une barrière mentale et pulvérise le rapport distance-temps. Ce bénéfice est moindre sur le trajet Perpignan-Barcelone, inférieur d’à peine 30 minutes au parcours autoroutier.

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