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Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, à majorité PS, souhaite maîtriser le transport rural en autocar. Fort du succès du ticket de « bus à 1 euro » lancé en novembre 2008, qui a conquis 1,4 million de passagers en 2009, l’institution départementale se dotera dans les prochains moins, selon un vote en assemblée, organisé ce mardi, de 140 bus et d’un dépôt, via une régie de transports constituée en Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial. D’essence communiste, le « Bus à 1 euro », dont cette seconde phase exige 25 millions d’euros, a déjà installé de nouveaux comportements éco-citoyens, à travers un prix imbattable. Ce principe, présent dans une trentaine de départements français, met en évidence le Conseil Général, menacé dans son existence au bénéfice des agglomérations et des métropoles, lors de la prochaine décennie. Face aux 140 bus et cars de la Compagnie de Transports Perpignan-Méditerranée, rattachée à l’agglomération du même nom, qui rassemblera à terme plus de 80% des urbains et semi-urbains du Pays Catalan, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales étend ainsi sa présence auprès des citoyens, à l’instar de la région Languedoc-Roussillon, « inventée » par Georges Frêche depuis 2004. Précisément, le principe du « Bus à 1 euro » élargi à tout le Languedoc-Roussillon est prévu par ce dernier, dans le cadre des élections régionales.

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