Langue

Le centre commercial el Centre del Món de Perpignan, inauguré le 9 décembre 2010 en continuité de la nouvelle gare TGV, serait en voie d’être abandonné par ses concepteurs et propriétaires. La société Metrovacesa, dont le siège social est fixé à Madrid, n’est pas étrangère à l’idée de céder cet ensemble magistral à un repreneur, selon les révélations effectuées ce jeudi 21 mai par le quotidien L’Indépendant. Le directeur du Centre del Món, Robinson Osorio, spécialiste des gestions de crises en poste depuis le 25 juillet 2013 ne «dément pas cette possibilité», selon les informations du journal.

Se séparer de Perpignan pour renflouer les finances

Le centre del Món, dont plus de 10.000 m² de bureaux sont désespérément disponibles, semble avoir introduit en Pays Catalan le contexte des difficultés accrues du secteur immobilier espagnol, associé à des projets démesurés pour leur époque. Le bâtiment a requis un investissement global de 120 millions d’euros, mais seules 6 boutiques fonctionnent sur un total espéré de 55. La vente serait l’échappatoire de Metrovacesa, qui concentre ses efforts ailleurs. A Reus, près de Tarragona, un centre commercial géant, dénommé Sant Jordi, sera inauguré en novembre. Son chantier, interrompu par la crise l’été 2010, a repris en juin 2014. Metrovacesa annonce 100% d’occupation des locaux, soit 90 boutiques et plusieurs restaurants. Mais la voilure est moindre, car cette réalisation occupe une surface de 41.700 m², contre 71.145 m² pour le centre maudit de Perpignan. A Séville, le nouveau quartier Palmas Altas Sur, où Metrovacesa devait bâtir 2870 logements, est à l’arrêt depuis décembre 2012. Le 15 avril dernier, la mairie de la capitale andalouse a annulé le permis de construire accordé en 2010 à l’entreprise madrilène, qui n’a érigé que 3% du programme. La vente du bâtiment de Perpignan permettrait à Metrovacesa de reprendre du souffle.

Partager

Icona de pantalla completa