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Les difficultés rencontrées par plusieurs centaines d’entrepreneurs du secteur du Bâtiment et des Travaux Public (BTP) des Pyrénées-Orientales, durement atteints par la crise, pourraient trouver une solution. Cette filière a perdu 3000 emplois en quatre ans dans le territoire, mais la Loi Duflot constitue un espoir, défendu par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) des Pyrénées-Orientales. En partenariat avec son homologue du Languedoc-Roussillon, la principale institution économique du Pays Catalan informe les professionnels du BTP, le 12 mars, sur ce dispositif gouvernemental qu’elle juge pouvoir être une « réponse à la crise du bâtiment dans les Pyrénées-Orientales ». Au total, 38 communes profiteront de cet encouragement, qui succède à la loi Scellier et vise à développer l’investissement des particuliers vers la construction de logements intermédiaires neufs, dans les zones sujettes au manque. Une réduction d’impôt de 18 % du montant de l’investissement est possible, pour un plafond de 54.000 euros, tandis que le coût des réalisations ne peut excéder 300.000 euros.

Réveiller l’argent qui dort en Pays Catalan

Au sein d’un territoire dont l’économiste Henri Solans décrivait en 1993 une « culture de la rente », dans un « Essai sur l’économie des Pyrénées-Orientales« , l’écosystème économique de 2013, possiblement identique, inviterait à débloquer une partie du capital dormant, en incitant les particuliers possédants. La défiscalisation fournie par la loi Duflot, jusqu’au 31 décembre 2016, est un véritable « enjeu économique », selon la CCI, qui lance un message positif aux « secteurs du bâtiment et de l’immobilier », dans le souci d’agir sur l’emploi.

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