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L’axe géographique défini par les villes de Perpignan, Figueres et Girona, s’oriente vers un projet d’union, dans le but de propulser une image commune à l’international. Ce projet novateur a centré la première conférence-débat intitulée « Perpignan + Girona, une addition possible? », organisée le 21 octobre 2011 par le think tank Opencat, à l’Hôtel d’agglomération de Perpignan Méditerranée. À cette occasion, Mmes Marta Felip et Marta Madrenas, premières adjointes des deux villes sud-catalanes, ainsi que Jean-Paul Alduy et Romain Grau, président et vice-président de Perpignan Méditerranée, se sont engagés à réfléchir et à concevoir ensemble une campagne de promotion territoriale, insérée dans la presse européenne. Ce projet, accompagnant l’arrivée du TGV reliant Paris à Barcelone à partir de décembre 2012, a fait l’objet de nuances exprimées par les intervenants, au cours de cette intense réunion lors de laquelle Vincent Dumas, président d’Opencat, tenait le rôle de modérateur.

Les élus ont rejoint l’idée d’un besoin d’addition d’idées, d’envies et de moyens, visant à offrir à l’axe Perpignan-Figueres-Girona une visibilité européenne, voire mondiale, à travers un marketing unique. Dans cet esprit, Marta Felip a reconnu la volonté de se rapprocher du Roussillon et de se démarquer de l’image de la Costa Brava, tout en rappelant « la grande force du Musée Dalí », au sein d’une région, L’Empordà, « qui possède un tourisme de soleil et de plage, assorti d’espaces naturels enviables, mais dépourvu d’université ». Jean-Paul Alduy a souligné un « manque d’image de marques dans les trois villes, à l’exception de Figueres, avec Dalí », et suggéré une campagne « urgente », et « de haut niveau, dans les grands médias européens ». Au nom de la Ville de Girona, Marta Madrenas a averti « nous ne sommes pas encore prêts à ce mouvement de marque globale, mais nous devons nous y associer ».

Ce premier évènement public organisé par le think tank Opencat, face à 150 acteurs économiques, institutionnels et politiques du périmètre concerné par les échanges, a suscité une pondération de Romain Grau, pour lequel il s’agirait de promouvoir un « modèle économique fondé sur l’intelligence ». Le vice-président de Perpignan Méditerranée a insisté sur la crise, « qui nous oblige à ce marketing global » , et annoncé l’ambition d’obtenir une « visibilité, de Berlin jusqu’à Tokyo ». En synthèse, Vincent Dumas a relevé l’intérêt de « promouvoir le dialogue » entre les villes, condition indispensable pour « améliorer l’attractivité, moteur de développement de l’axe eurocatalan au niveau international ». Le président d’Opencat a pris acte des intentions, prononcées très concrètement, consistant en un concept général animé par Jean-Paul Alduy, et hébergé à Figueres.

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