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La « délégation » de l’agglomération perpignanaise à Barcelone, validée en 1992 par la dernière municipalité du maire Paul Alduy, puis ouverte et développée dès 1993 par son fils, Jean-Paul Alduy, s’apprêtent à fermer ses portes, selon une décision adoptée fin septembre par le conseil des 24 maires de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA). Dans la vague des rapprochements entre territoire équivalents, au sein d’une Eurocité inspirée du modèle basque et d’un Euro-district à rapprocher des modèles du Nord, PMCA recherche actuellement des locaux à Girona. Cette passerelle entre les deux villes, distantes de 90 km, devrait rendre plus concrète, proximité aidant, la construction européenne à l’échelle catalane. Pariant sur la création d’une agglomération transfrontalière et d’une économie transfrontalière, Perpignan et sa zone d’influence, espérant un développement vers le Sud, pourrait se heurter à une motivation contrastée, de la part de ce même Sud, l’axe Figueres-Girona, économiquement plus dynamique, restant encore timide dans son intérêt politique envers le Nord. Ces dernières années, les bureaux de Perpignan à Barcelone ont fonctionné sur un modeste budget de 200.000 euros annuels.

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