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Le chocolatier industriel Cemoi, troisième de son secteur à l’échelle européenne et leader français, a inauguré son nouveau laboratoire d’expertise penché sur le cacao et le chocolat, le 19 décembre 2013 à Perpignan. Cet événement s’est déroulé en présence de Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre de l’Agriculture ivoirien, en représentation du premier pays producteur de cacao du monde. En effet, depuis 1996, le fleuron de l’économie du Pays Catalan exploite à Abidjan une usine de transformation de fèves de cacao, qui emploie 1000 personnes et une usine de conditionnement installée dans la ville de San Pedro. A Perpignan, sur 120 m2, le nouvel équipement, à la pointe est exclusivement dédié à la recherche sur les produits de cacao que sont les fèves, la masse, les tourteaux et le beurre. Par cette initiative, Cemoi prépare l’avenir en concevant de nouvelles solutions adaptées aux exigences des consommateurs, par l’intégration des spécificités aromatiques de multiples variétés de cacaos, de différentes origines.

Le cacao, de plus en plus rare, de plus en plus cher

Cémoi, qui développe chaque année plus de 2000 nouvelles références, annonce parallèlement sa volonté d’augmenter de 50 % son budget consacré à la Recherche et au Développement (R+D) d’ici 2016. Ce choix est fonction d’une croissance mondiale de consommation de cacao, qui, cette année, dépassera la production de 70.000 tonnes, selon la International cocoa organisation (ICCO). Parallèlement, après une année 2013 marquée par une augmentation de 25%, le prix moyen du cacao, au niveau planétaire, pourrait encore progresser de 15% cette année. Dans ce contexte, la veille de l’inauguration perpignanaise, la secrétaire générale du Syndicat français du Chocolat, Florence Pradier, affirmait que les fabricants de chocolat « subissent une hausse alarmante de leurs coûts de production », qui « pourrait avoir des conséquences dès 2014 ».

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