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Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, en déplacement ce mardi en Roussillon afin d’apaiser les humeurs des producteurs de pêches énervés par la concurrence espagnole, a effectué une annonce relativement timide. Entre un passage par le Marché International Saint-Charles de Perpignan et à la Coopérative frutière d’Ille-sur-Têt, le ministre, qui s’exprimait depuis le péage Perpignan Sud de l’autoroute A9, a promis des sanctions plus dures contre les fraudeurs. Plus concrètement, les importateurs de fruits et légumes en provenance du Sud, notamment d’Espagne, seront désormais davantage surveillés. Cette mesure vise spécialement « Ceux qui jouent avec le calibrage des fruits, ceux qui jouent avec les prix en n’ayant pas de bon de commande », et « seront sanctionnés », selon ses déclarations. M. Le Maire, dont la décision du jour doit tranquilliser urgemment toute une profession dont de nombreux acteurs sont au bord de la faillite, a ajouté, au sujet des fraudeurs, « Je ferai en sorte qu’ils soient plus durement sanctionnés dans les semaines à venir ».

La question de la traçabilité des fruits a ainsi été évoquée, dans le cadre d’un plan d’aide double. L’autre aspect, qui vise le long terme, concerne principalement le prix de la main-d’œuvre, réputé élevé en France, par rapport aux pays producteurs voisins. Cette question majeure, source de cauchemards pour une bonne partie des professionnels, conditionne la concurrence exercée par les produits espagnols, en vertu de l’existence d’une Europe intégrée. La réduction des charges patronales française, dans une adaptation à la moyenne, pourrait faire partie d’un paquet de mesures, dont l’annonce exhaustive est prévue pour le mois prochain.

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