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La ville de Perpignan et ses 120.000 habitants composent le quatrième périmètre urbain le plus inégalitaire du territoire français, selon l’Observatoire des Inégalités. Le dernier classement publié par cette association très écoutée place Neuilly-sur-Seine, Roubaix puis Paris avant la capitale du Roussillon, après laquelle sont positionnées Béziers, Mulhouse et Nîmes. D’après le coefficient dit « de Gini », du nom d’un statisticien italien du XXe siècle, auteur d’un indice de mesure des différences entre revenus, Perpignan obtient la valeur de 0,4617, un indice 1 signifiant une disparité totale tandis qu’un indice 0 signifierait un revenu identique pour tous. Ce palmarès issu des revenus fiscaux de l’année 2009 n’est pas disponible pour les communes d’Argelès-sur-mer ou Céret, où il procurerait de très certaines surprises. Mais il signale pour Perpignan une fragilité sociale, imputable à une faible activité productive associée à un apport de population socialement peu favorisée.

Les Parisiens gagnent 912 euros de plus

La position géographique de plein Sud français, ajoutée aux difficultés intrinsèques, ne favorise pas Perpignan, où le revenu médian atteint 1140 euros, pour 2052 euros à Paris, 1311 euros à Montpellier, 1602 euros à Bordeaux et 992 à Sarcelles. Ainsi, le principe égalitaire, éminemment français, qui guide le classement de l’Observatoire, ne suffit pas à définir un profil social fidèle à la ville. Il pointe cependant la problématique d’une société locale économiquement fractionnée, à laquelle les candidats aux élections municipales de 2014, faute de miracle statistique, devront s’attacher à donner du liant.

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