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A huit mois des élections municipales, les mairies des Pyrénées-Orientales ont choisi de ne rien changer en matière de fiscalité locale. La taxe d’habitation et la taxe foncière resteront souvent inchangées cette année. Selon l’étude « Taux d’imposition 2019 des grandes collectivités locales », publiée le 21 mai par le cabinet FSL, les taux des impôts locaux entre 2018 et 2019 présentent de rares hausses. La taxe d’habitation, supprimée en 2020 pour 80 % des contribuables puis pour tous en 2022, reste au taux de 28,38 % à Perpignan, un chiffre identique à celui de 2018. Les stratégies concernant le scrutin de mars 2019 justifient aussi le gel des taux de Toulouse, à 34,75 %, et Montpellier, à 34,57 %. Ne pas toucher aux impôts qu’ils maîtrisent est crucial pour les maires en place, notamment Jean-Marc Pujol à Perpignan. D’autant que la taxe d’habitation, indexée sur la valeur cadastrale des biens immobiliers, concerne les propriétaires, mais aussi les locataires, c’est à dire un nombre d’électeurs significatif.

Très légère baisse de la taxe foncière

La prudence et l’immobilisme visent aussi le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties, qui recule de 0,3% à Perpignan pour atteindre 49,42 %, contre 48,15 % à Toulouse, où le taux ne varie pas depuis 2018. La «foncière» doit être acquittée uniquement par les propriétaires des biens immobiliers. Elle concernent ainsi un volant d’électeurs mois important.

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