Langue

52 bornes synthétiques, de 90cm de hauteur, à 500 euros pièce et placées à toutes les entrées et sorties de Perpignan autour du 13 décembre composent le nouvel épisode de la stratégie du Conseil Général des Pyrénées-Orientales visant à affirmer son rôle d’Etat-bis, socialiste celui-ci. Si ce dispositif à 26.000 euros est un risque en temps de crise, alors que le Département votait, lundi, une augmentation d’impôts locaux de 8%, son caractère anodin semble une illusion tant les enjeux sont forts à Perpignan, où de nouvelles élections municipales sont possibles si le Conseil d’Etat invalide le maire UMP Jean-Paul Alduy. Cette communication récurrente par une multitude de bornes, dont le verso comporte un simple logo du Conseil Général, constitue l’un des plus gros coups perpétrés par son président Christian Bourquin. Dans un communiqué sur ces nouvelles bornes, en date de lundi, les centristes de Convergence Démocratique de Catalogne raillent les « bonnes actions » routières du Conseil Général, qu’ils rapprochent des panneaux 4X3 de la Ville de Perpignan, sur lesquels sont apposés uniquement le logo de la Mairie et son adresse Internet, le tout manifestant « une compétition assez puérile », avant de conclure par un « Halte au gaspillage de nos impôts ! ».

Partager

Icona de pantalla completa