Langue

La ville de Cerbère tremble, après la perte de 25% de sa population en 40 ans, au rythme de la mise en place du libre-échange européen qui rend caduques ses services frontaliers. Hier, un rassemblement militant, à la gare SNCF, à l’appel de la CGT des cheminots, a précédé un parcours symbolique, en cortège, jusqu’au front de mer. Au cœur des inquiétudes, la délocalisation à Nîmes de l’activité de maintenance des « rames voyageurs », basée sur l’imposant site ferroviaire doté de 16 voies pour le remisage des engins, menacerait 60 emplois dès décembre 2009. Le déficit d’ouverture européenne avec Port-Bou, 1km plus au Sud, inquiète le syndicat, pour lequel « il y a trop peu de relations entre ces deux cités frontalières alors qu’un potentiel conséquent existe et que ces besoins se reportent sur les bus ou les voitures individuelles ». Cerbère reste excentrée, à l’extrême Sud du territoire du Languedoc-Roussillon, à la veille d’une réaffectation de moyens de la part de la SNCF, qui injectera bientôt 6,2 millions dans les Trains Express Régionaux (TER), 5 autres millions dans des « travaux d’annexe » à Perpignan et dans la maintenance à Nîmes. La CGT annonce la disparition d’une « centaine d’emplois » dans les entreprises satellites de la SNCF sur la Côte Vermeille.

Partager