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Classée « bobo chic », spécialisée dans les objets d’origine naturelle et autres procédés adressés aux clientèles très urbaines, l’enseigne « Nature et découverte » va disparaître du paysage commercial perpignanais. Ce magasin installé au rez-de-chaussée du bâtiment de Dames de France, en 2004, a profité de la présence de locomotive constituée par la FNAC, mais le départ de celle-ci, réfugiée en sous-sol de Galeries Lafayette depuis le 11 octobre 2019, a provoqué une désaffection de la clientèle. La fréquentation a baissé de 79% d’octobre 2019 à décembre 2019, lors des toutes premières semaines d’absence de l’agitateur culturel, témoigne Fanny Auger, directrice de la marque, dans le quotidien l’Indépendant. Celle-ci informe, sans excessif enthousiasme, avoir recherché à Perpignan un commerce qui aurait pu abriter Nature et Découvertes (tout comme les Galeries Lafayette hébergent la FNAC). Dans un empilement certain, la FNAC, qui a racheté Darty en 2015 pour former le groupe FNAC-Darty, a racheté Nature & Découverte en 2019.

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Le bâtiment des Dames de France, 30 ans de vicissitudes

Le bâtiment des Dames de France, inauguré en 1905, a vu fonctionner l’enseigne du même nom jusqu’en 1992, qui a été rachetée par les Galeries Lafayette en 1987, avant sa fermeture à Perpignan. Après une longue pause, cette friche commerciale en sévère processus de dégradation, partiellement envahie par des rats, a reçu d’importants travaux et profité de l’inauguration flamboyante de 7 commerces, le 5 novembre 2004, dans les mêmes murs. Ce nouveau centre commercial de 4500 m2 était le fruit d’une opération de restructuration menée par la mairie dirigée par Jean-Paul Alduy.

2022 doit être l’année du deuxième renouveau de cet espace emblématique de la capitale du Roussillon, qui conservera GrandOptical, selon l’engagement des propriétaires. Après son rachat partiel, en novembre, par la Ville de Perpignan, pour 3 trois millions d’euros, le site doit recevoir une Ecole 42, consacrée au digital. Du sous-sol au deuxième étage, de nouvelles activités sont attendues, dont plusieurs enseignes commerciales et une école de commerce. Cet établissement privé sera  apte à drainer 300 étudiants, qui s’ajouteraient à ceux de l’école du numérique, l’ensemble créant une dynamique nouvelle.