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Le leader du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a pris part ce dimanche 2 juin à une marche contre l’austérité convoquée à Perpignan. Le candidat à l’élection présidentielle de 2012, qui participait la veille à une manifestation comparable à Toulouse, a rassemblé 1000 personnes selon les données officielles, mais 2500 d’après les estimations de la fédération du Parti Communiste (PC) des Pyrénées-Orientales. Rentrant d’une tournée en territoire espagnol, le représentant de la gauche musclée était le 27 mai à Madrid puis le 28 mai à Valence, non loin du pays de ses ancêtres de la région de Murcia. Il s’agissait de la deuxième visite publique du titulaire d’un résultat de 12,77 % en Pays Catalan, correspondant à 33.739 voix, lors du scrutin de l’année dernière, après lequel il donnait un meeting à la Fête du Travailleur Catalan, le 30 juin.

Contre les banques et la politique de François Hollande

Battue par la tramontane, cette mobilisation perpignanaise, dont le cortège a parcouru le centre-ville et rejoint le marché populaire de la Place Cassagnes, a débuté par une série d’interventions, au pied du Castillet, lors de laquelle M. Mélenchon a fustigé l’austérité, bien que discrète en France. Ennemi déclaré de la finance, le co-président du Parti de gauche a prédit une arrivée en France des mouvements de protestation espagnols et appelé de ses voeux une VIe République. L’assistance, dont bon nombre de membres du Nouveau Parti Anticapitaliste (PNA), du Parti Communiste et du Parti de Gauche, de militants de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et de la Confédération Générale des Travailleurs (CGT), a apprécié l’évocation d’un « terrorisme économique ». La politique de François Hollande et de l’Union européenne, les paradis fiscaux et les banques, ont aussi été commentés.

Le n°1 du PC à Perpignan tente de la jouer « local »

Dans un compte rendu, le secrétaire fédéral du PC des Pyrénées-Orientales, Nicolas Garcia, rappelle que Jean-Luc Mélenchon dispose d’une légitimité supplémentaire en Pays Catalan, car son mandat de député européen a été acquis en 2009 dans la grande circonscription du Sud-Ouest. Le maire d’Elne cite la visite de l’homme du jour dans un territoire « particulièrement marqué par la crise et ses conséquences, par la désindustrialisation, la déprise agricole et le rabougrissement du service public ». Plus tôt, en conférence de presse, l’intéressé s’étonnait qu’un département frontalier puisse être « pauvre », sans s’étaler sur cet aspect majeur, remplacé par des considérations nationales et mondiales, transportables partout, voire n’importe où en France.

Vidéo de l’intervention de J.L. Mélenchon à Perpignan

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