Langue

Depuis une vingtaine d’années, l’avènement d’une Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Perpignan et Barcelone captive les milieux de décision et le grand public des Pyrénées-Orientales. Pourtant, une autre réalité se dessine en supplément de cette première, qui tend, en Roussillon, à présenter la Catalogne comme une nouvelle limite territoriale, par analogie avec la France. A son lancement, au troisième trimestre 2013, cette ligne comportera 55 mn de parcours, selon une durée communément admise, bien que non officielle. Mais elle se prolongera instantanément jusqu’à Madrid et Séville parmi d’autres destinations, bien que la communication ordinaire élude l’ouverture internationale supplémentaire induite pour la Catalogne du Nord.

Le Roussillon a oublié que le TGV arrive déjà à Barcelone

En 2010, l’Espagne a obtenu le statut de n°1 du réseau à grande vitesse européen et n°2 mondial après la Chine. Doté d’un parc de 2056 km, l’Etat espagnol a fortement a misé sur ses liaisons, avant la crise. Pourtant, à ses portes, le Roussillon a oublié que Barcelone dispose déjà du TGV. Ouverte en 2008, la ligne vers Madrid a transporté 1.411.339 clients pour une part de marché de 50,2 % au premier semestre 2012, devant les liaisons aériennes. Sur cette même période, ce mode de déplacement, cadencé à raison de 27 trains quotidiens, a démontré une ponctualité de 98,5 % selon la société ferroviaire espagnole RENFE. Le temps de voyage, progressivement raccourci par les avancées technologiques, est de 2h30 en liaison directe et 3h20 avec arrêts à Tarragona, Lleida et Saragosse. Ainsi, une liaison directe Perpignan-Madrid, commercialement impossible, comporterait 3h25 de voyage, pour 796 km. Une évaluation incluant notamment des arrêts à Girona, Barcelone et Saragosse, fixe autour de 4h20 la durée de ce futur voyage Roussillon-Castille.

Partager