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La Clau
L’UDI dénonce le « centralisme » de « Paris » sur l’Université de Perpignan
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Le rattachement de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPDV) au pôle montpelliérain, induit par l’article 28 de la future loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche, démontre le « centralisme le plus absolu », selon l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) des Pyrénées-Orientales. Dans un communiqué, le parti de Jean-Louis Borloo, Jean-Paul Alduy et Romain Grau pressent le 23 mai la « disparition programmée » de l’UPVD en conséquence de cette « fusion obligatoire ». Dans les faits à venir, seuls les établissements regroupés seront fortement épaulés, selon une incitation subventionnée. L’UDI estime « incompréhensible et contre-productif » le projet « choisi par Paris » et évalue un fort risque de « priver » le Roussillon d’un développement axé « sur l’économie de la connaissance ». La formation s’aligne sur la position du Congrès de l’université, refusant en bloc l’annexion languedocienne, le 15 mai. Pour le parti centriste, il s’agit aussi d’une « complète infantilisation de la communauté universitaire », d’une « mise sous tutelle des territoires et des initiatives d’excellence » et d’une « négation des spécificités et de la capacité scientifique de l’UPVD ».

Des élus de gauche refusent aussi la fusion Perpignan-Montpellier

Après l’alerte donnée sous forme de motion par l’Université de Perpignan quant à son propre avenir, la mairie de Perpignan adoptait à l’unanimité de son conseil municipal un soutien à ce texte, le 16 mai. L’Agglomération Perpignan Méditerranée, présidée par l’UDI Jean-Paul Alduy, s’est positionnée de la même manière, le 23 mai, tout en démontrant que les assemblées à composantes de gauche peuvent opiner sur le cadre général français, dans une vision située au-dessus des partis.

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