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Après l’atonie générale liée à la crise, les achats immobiliers retrouvent une certaine santé à Perpignan. Désormais reliée par le TGV vers Figueres dans une préfiguration de la liaison rapide avec Barcelone, courant 2013, la ville a connu en 2010 une augmentation de son volume de ventes. Selon une étude publiée vendredi par « L’immobilier entre particuliers », il est raisonnable d’évoquer un « redémarrage » du marché, mais sans basculer dans l’euphorie. Le magazine, selon lequel les deux quartiers qui ont le mieux profité de l’embellie sont l’hypercentre, les zones annexes, le quartier du Vernet et le Moulin à Vent, explique le regain par la baisse des prix, de 10% en moyenne, et celle des taux d’intérêt immobiliers. Cette conjonction nouvelle aurait ainsi permis à de nombreux particuliers, notamment dans le cadre d’une première acquisition, et aux personnes à revenus modestes, d’accéder à la propriété, et de relancer partiellement le marché.

Cette situation favorable aurait aussi favorisé la revente de biens, chez « de nombreux propriétaires », en vue de disposer de davantage d’espace, dans un nouveau logement. Dans le détail des produits vendus figure au premier chef l’habitat ancien, aussi bien pour les appartements que pour les maisons. Ainsi, en 2010, à Perpignan, le volume des transactions s’est avéré plus important pour les appartements que pour les studios. Le budget moyen, qui s’est établi selon une très large fourchette, de 1110 à 2330 euros le mètre carré, a concerné essentiellement des acheteurs primo-accédants, suivi de particuliers qui ont investi dans la pierre afin de constituer une épargne pour leur retraite. L’étude, fondée sur les transactions effectuées en dehors des circuits des agences immobilières, précise, dans une tendance répandue en plaine du Roussillon que les maisons individuelles avec jardin sont « particulièrement convoitées » par les familles à Perpignan, pour un prix moyen qui oscille de 140.000 à 225.000 euros.

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