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A l’identique des Lignes à Grande Vitesse qui relient une capitale à des villes secondaires, comme Paris-Marseille ou Barcelone-Tarragona, l’approche de l’entrée en service du TGV Perpignan-Barcelone peut précéder des évolutions immobilières. Bien que l’actualité de la crise défavorise l’investissement, des projets isolés ou inscrits dans une tendance doivent mécaniquement illustrer cette nouvelle mobilité. Ainsi, les derniers chiffres de l’immobilier sud-catalan, publiés le 20 août par l’agence Pisos.com, éclairent sur la possibilité offerte aux habitants des Pyrénées-Orientales de s’offrir un pied-à-terre à Barcelone, ou, à l’inverse, aux Barcelonais d’investir dans la pierre nord-catalane. Selon ces données actualisées, le prix moyen de l’immobilier barcelonais, dans la catégorie concernant les appartements, affichait en juillet 2012 une baisse de 9,96 % par rapport à juillet 2011, pour un résultat de 3380 euros le mètre carré. Parallèlement, le mètre carré coûtait 2218 euros à Girona, à l’issue d’une chute de 11,11 %.

Ces valeurs sont situées au-dessus des prix de Perpignan sur ce même critère de produits, avec un mètre carré à 2166 euros au 1er août 2012, après une hausse de 2 %, selon une estimation effectuée par le réseau d’agences Drimki. Le même m2 coûtait 1693 euros au 1er juillet, selon les calculs de son concurrent Meilleurs Agents. Dans le cadre des nouvelles mobilités suggérées par le futur désenclavement du Roussillon vers le Sud, le différentiel entre Perpignan et Barcelone représente 1450,50 euros, sur la base d’un tarif médian de 1929,50 euros résumant les deux sources concernant la capitale du Roussillon. Le décalage atteint ainsi 75 % en défaveur des habitants de la Catalogne du Nord, nécessairement aisés pour obéir à des désirs immobiliers à Barcelone. A l’inverse, un investissement à Perpignan représente, pour les Barcelonais, un niveau voisin des tarifs de la fin des années 1980.