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Parmi les quatre députés des Pyrénées-Orientales, seul le socialiste Jacques Cresta s’attache à communiquer fortement son activité sur le terrain. Près d’une fois par jour, son secrétariat hyperactif transmet à la presse un communiqué assorti de photographies, dans ce qui constitue un record absolu, en Pays Catalan, depuis l’avènement d’Internet. En rupture avec la tradition d’un simple affichage sous les ors de la République, tenant lieu d’action absolue, l’ancien responsable de la Caisse d’Allocations Familiales des Pyrénées-Orientales préfère mettre en valeur ses déplacements à domicile. Parmi de nombreuses étapes, dont l’auscultation de la problématique de la concurrence chinoise rencontrée par les papiers à cigarette de Perpignan, le 19 mars, l’élu a parcouru la zone économique du Polygone Nord, aux côtés de son président, Jacques Bartoli, le 25 mars. Cette exploration de l’économie réelle, pendant près de quatre heures, a permis au vice-président de la Région Languedoc-Roussillon de visiter cinq entreprises et d’évoquer l’avenir de la Zone Franche Urbaine, appelée à être reconduite par le ministère de la Ville.

Casser l’image d’intrus dans les municipales de Perpignan

La forte envie de faire savoir manifestée par Jacques Cresta démontre une volonté d’implantation dans les esprits, en compensation d’une notoriété défaillante. Car cette exploitation intensive d’un siège parlementaire en circonscription, salutaire en matière d’efficacité démocratique, amène l’idée d’un strapontin pour les élections municipales de Perpignan, indépendamment de l’action réelle. A l’évidence, le premier secrétaire fédéral du PS des Pyrénées-Orientales, dont la section locale de Perpignan est présidée par Christian Bourquin, président de la Région Languedoc-Roussillon, déploie des efforts pour plus tard. Attentif, il prend le temps de façonner un personnage en prise sur le concret, et ne sera pas un intrus lors de la pré-campagne, dans laquelle, tête de liste ou pas, il prendra part nécessairement.

Trois styles différents pour les trois autres députés

La sensation de mouvement de Jacques Cresta détonne avec le style du député UMP Fernand Siré, qui opine régulièrement sur les grands sujets nationaux, mais n’apparaît pas au pays en tant que parlementaire. Le député socialiste Pierre Aylagas, quant à lui, s’assure une communication rurale au pays et technocratique à Paris, tandis que la députée socialiste Ségolène Neuville communique moins. Le 27 mars, son secrétariat nous informait cependant de sa nomination en tant que « rapporteure pour avis par la Commission des Affaires Sociales », au sujet du « projet de loi autorisant la ratification de l’accord cadre entre la République française et le Royaume d’Espagne sur la coopération sanitaire transfrontalière portant sur l’hôpital de Puigcerdà ».

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