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Unique en Europe dans sa caractéristique bi-nationale, l’Hôpital de Cerdagne rencontre encore des difficultés administratives, près de huit ans après son ouverture. Le 8 mars, son directeur, Vincent Rouvet, et son directeur adjoint, Xavier Cunill, ont négocié avec le Consul général de France à Barcelone, Olivier Ramadour, un soutien de la France afin d’obtenir un statut spécial pour cet établissement installé à Puigcerdà. L’enjeu est de convaincre l’Union européenne de faire évoluer juridiquement l’hôpital concerné afin que l’homologation des diplômes des soignants soit réellement internationale, et non plus française ou espagnole. En effet, l’État espagnol requiert un délai de 18 mois pour reconnaître les diplômes médicaux des soignants de nationalité française qui souhaitent y exercer. Dépasser les carcans étatiques transformerait cette procédure en simple formalité communautaire, au sein d’un seul et même espace administratif européen.

Le transfrontalier n’existe pas à 100 %

Dès 2014, nous constations que l’Hôpital de Cerdagne n’est pas tout à fait transfrontalier. Depuis, sa problématique concernant les patients s’est améliorée, mais celle qui vise les professionnels persiste. En réalité, le dépassement définitif des obstacles administratifs ne serait possible que dans un cadre supra-étatique, réellement européen, qui n’existe pas plus dans le domaine de la santé que dans celui de la défense militaire, de la fiscalité ou de l’énergie.

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