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Près de 5 ans après son inauguration, en septembre 2014, l’Hôpital de Cerdagne reste confronté au Traité des Pyrénées, qui scinde la Catalogne depuis 1659. Cet établissement a recruté du personnel de nationalités française et espagnole pour accueillir des patients des deux pays, mais sa connexion électrique pose problème. Implanté à Puigcerdà, cet hôpital unique en Europe doit être branché sur le réseau français pour des raisons d’économies, selon ses principes fondateurs. A cet effet, son Comité exécutif vient d’être reçu par la Direction générale de la politique régionale et la Direction général de la Santé de la Commission européenne, à Bruxelles. Les Cerdans ont aussi réclamé des équivalences entre diplômes espagnols et français, un recrutement simplifié et un meilleur accès routier depuis le territoire français.

Barcelone d’un côté, Paris de l’autre

L’Hôpital de Cerdagne, régi par le fonctionnement hispano-catalan du Sud, repose sur un malentendu originel en matière de pouvoir de décision. Pour preuve, le gouvernement catalan assure le suivi du dossier cité, mais de l’autre côté, cette fonction échoit à l’Etat français, non à la région Occitanie, avec toutes les pesanteurs dédiées. La Communauté de Travail des Pyrénées était présente à Bruxelles, mais aucun représentant français ne s’est signalé lors de cette réunion de travail.

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