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Dans le cadre de ses grands choix stratégiques en matière de transport ferroviaire, l’Union Européenne vient d’émettre une solide réserve envers le « couloir méditerranéen », remontant de l’extrême Sud de l’Espagne jusqu’à Perpignan. Cette réalisation, appuyée par une Ligne à Grande Vitesse à bâtir sur l’intégralité du parcours, a été contrée ce jeudi par le Commissaire européen aux Transports et vice-président de la Commission Européenne, Siim Kalas. Au nom de celle-ci, ce décideur majeur sur les liaisons continentales de demain a jugé qu’il est « trop tôt » pour inclure ce « couloir » parmi les « projets prioritaires de l’Union Européenne », pour cause d’un actuel manque de financement et d’un intérêt porté vers les pays de l’Est. La première vice-présidente espagnole Maria Teresa Fernández de la Vega s’est empressée, ce vendredi, d’assurer que le gouvernement Zapatero « continuera de travailler » pour l’inclusion de ce parcours méditerranéen dans les politiques européennes, car il constitue un « axe fondamental ». Le soutien européen à cette liaison supposerait des investissements déterminants, au départ de la ville andalouse d’Algeciras, avec pour débouchés immédiats Perpignan et le Roussillon, passerelles entre la péninsule ibérique et la France, vers l’Europe du Nord.

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