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Le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Alain Vidalies, a validé le tracé de la future Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Montpellier, selon une information confirmée ce mercredi 3 février. Ce tracé comporte une bande de 100 à 120 mètres correspondant à 70% du projet d’intérêt général existant. L’hiver prochain, une enquête publique sera ouverte en vue d’un chantier évalué à 5,520 milliards d’euros. Cette future ligne mixte, marchandises-voyageurs, empruntera un « bypass » qui évitera l’actuelle gare TGV de la capitale du Roussillon. Cette déviation est attendue sur les territoires communaux de Toulouges, Le Soler, Baho, Peyrestortes et Rivesaltes, cette dernière ayant été pressentie pour recevoir une gare supplémentaire, idée abandonnée.

Combien de TGV au Centre del Món ?

L’annonce gouvernementale n’économise pas la question du nombre de TGV de voyageurs empruntant la gare perpignanaise du Centre del Món, c’est à dire du rôle même de ce site. Dès 2014, l’association Protection et Maintien du Cadre de Vie (PMCV) redoutait que Perpignan ne soit rayé de la carte TGV. Cette crainte reste, car la distribution exacte des convois reste inconnue. Si les trains de marchandises circulent par le contournement de Perpignan, la proportion de trains de voyageurs continuant de passer par la gare de Perpignan, et s’y arrêtant, est une interrogation cruciale pour le Pays Catalan. Elle l’est moins pour le traffic international de longue-distance, notamment la ligne Paris-Barcelone-Madrid, car le passage et l’arrêt à Perpignan induisent une perte d’environ 7 minutes sur le parcours.

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