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Les mésaventures du dossier du TGV Perpignan-Montpellier ne dureront pas, selon le secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier. Dans un courrier du 16 juin, révélé le 18 juin par le préfet du Languedoc-Roussillon, l’ancien ministre des Transports souligne le réengagement de l’Etat. Celui-ci avait déjà produit un coup de théâtre, le 15 décembre 2013 à Perpignan, en remettant en selle le projet. Ce revirement, concernant les études de tracé, avait contredit le coup d’arrêt du Premier ministre d’alors, Jean-Marc Ayrault, en juillet. En temps, la Commission européenne avait annoncé en octobre sa participation à hauteur de 40% du budget si la ligne était engagée.

La réalisation concrète reste en suspens

Le secrétaire d’Etat semble relancer réellement le projet, qui recevra 32 millions d’ici 2015 pour ses études préalables et 20 millions dans des acquisitions foncières d’urgence. Frédéric Cuvillier écrit avoir « demandé à Réseau Ferré de France de prendre les dispositions nécessaires » afin que le comité de pilotage, sporadiquement réuni par le préfet régional, Pierre de Bousquet, lui « propose un tracé définitif de la ligne à la fin de l’année 2015 ». Il précise « une fois ce tracé approuvé, je retiens l’objectif d’un lancement de l’enquête publique d’ici la fin 2016 ». Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et l’ambiguïté persiste, car M. De Bousquet a sobrement lancé « la ligne Montpellier-Perpignan se fera », le 18 juin à Montpellier, en se gardant de toute précision. Certaines déductions enthousiastes fixent le début des chantiers à 2017 ou 2018, mais cette étape, non confirmée, dépend de la volonté et des finances de l’Etat. Dans le contexte entourant l’élection présidentielle de 2017, la concrétisation de la ligne n’est aucunement garantie.

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