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Le projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) Perpignan-Montpellier a sobrement été évoqué en conseil des ministres, lundi 26 novembre. Dans le cadre d’un projet de loi consacré aux mobilités en France, la ministre Elisabeth Borne, chargée des transports, a présenté le texte qui programme ce futur axe ferroviaire, en deux étapes, « en premier lieu des travaux de la section Montpellier-Béziers à horizon de dix ans » et la section Béziers-Perpignan « à échéance de 20 ans ». Stricto sensu, ce dernier délai induit une mise en service en 2039, date aux allures de rendez-vous de science fiction. Mais la phase d’études et le financement sont à l’état de questions. La région « Occitanie » est attendue à ce sujet car l’Etat souhaite sa mise à contribution : « les travaux seront poursuivis avec les collectivités locales afin de préciser les conditions dans lesquelles la mise en place de ressources dédiées permettrait d’anticiper le calendrier de réalisation de la ligne ». Mais certains décideurs économiques et politique de Perpignan n’y croient carrément plus.

L’Etat s’éloigne du projet

La LGV Perpignan-Montpellier, sans calendrier, manquant de signaux forts des gouvernements, c’est à dire de l’Etat, la présidence régionale, mais Carole Delga, souhaite la création d’une structure juridique consacrée au financement de la ligne. Il s’agirait d’accélérer le développement des études préalables et de lancer les travaux. Cet enjeu structurant pour l’économie du Pays Catalan est contourné par les informations nationales, mais au Maroc, le 15 novembre, le Président de la République, Emmanuel Macron, a inauguré la LGV Tanger-Casablanca.

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