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Après plusieurs mois de doute, l’Etat espagnol a fini par accepter, samedi 9 juin, un sauvetage financier fourni par les autorités européennes. Sous une pression internationale inédite, le gouvernement espagnol, par la voix du ministre de l’Economie Luis de Guindos, a validé un soutien de 100 milliards d’euros, affecté à son secteur bancaire. Cette aide sera sollicitée auprès des partenaires européens de l’Espagne, selon un accord conclu par l’Eurogroupe. « Cet appui financier sera dirigé vers le Fonds public espagnol d’aide au secteur (Frob), et le Frob injectera cet argent dans les banques qui le demandent », a énoncé le ministre, selon lequel aucune réforme économique ne sera exigée à son pays « en dehors du domaine du secteur financier ». Parmi les conditions fixées par l’Eurogroupe, qui rassemble les ministres de l’Economie et des Finances de la zone euro, figure « l’entière responsabilité » espagnole de la gestion de ce prêt, qui devra être mis à profit de manière exemplaire. Il est également exigé à l’Etat espagnol de « réponde à son engagement de correction de son déficit excessif ». Pour M. de Guindos, le geste européen n’a « rien à voir avec un sauvetage », car l’aide sera réservée à « 30% (des banques) qui ont le plus de difficultés », d’après les critères rapportés vendredi 8 juin par le Fond Monétaire International (FMI).

Soulagement de l’Allemagne et du FMI

Cette solidarité renforcée a suscité immédiatement la « profonde satisfaction » de Christine Largarde, directrice du FMI, tandis que le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaeuble saluait la fin d’une « situation très tendue ». L’Italie, l’Irlande et le Président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, ont également exprimé leur satisfaction. Ce dernier a espéré que les mesures validées puissent permettre à l’Espagne de « retrouver progressivement la confiance des investisseurs et de créer les conditions de retour vers une croissance durable ».

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