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A l’approche des élections régionales et départementales, le 1er ministre Jean Castex a remis le TGV dans l’actualité, en annonçant la préférence de l’Etat pour Marseille-Nice, puis Toulouse-Bordeaux, au détriment de Perpignan-Montpellier. Ces choix politiques font réagir l’association Protection et Maintien du Cadre de Vie (PMCV), sise à Baho et constituée d’experts. Elle rappelle par communiqué les essentiels du dossier de construction du maillon Perpignan-Montpellier.

“Le Roussillon bénéficie de deux tracés aux intérêts totalement opposés, le tracé international strictement européen et le tracé TGV pour accéder à la gare de Perpignan et finaliser le tronçon existant depuis 2013 Perpignan-Barcelone. Aujourd’hui la durée moyenne du trajet Perpignan-Paris direct est de 5 heures, à partir de 2030 la mise en place du tronçon Montpellier-Béziers qui semble être en bonne voie ce temps passera à 4h45, en 2040 le tronçon Béziers Perpignan permettra un nouveau gain de temps de 17 minutes soit un Perpignan-Paris en 4h28”.

L’évitement de la gare de Perpignan

“En fonction des nouvelles priorités annoncées, la mise en place du projet TGV Toulouse-Bordeaux permettra à Toulouse comme Nîmes d’être à 3 heures de Paris, on voit là les difficultés de notre position. Au sens économique : seul le projet gare de Perpignan sera un gain économique réel pour le Roussillon sur le temps gagné, sur la validation d’une position européenne de la gare TGV « Centre del Món » et sur une amélioration du trafic accompagnée d’horaires plus souples, pour une pénalisation du trafic international de l’ordre de 7 minutes. Une certitude, pour Perpignan et le Roussillon, au niveau économique, le tracé « contournement de Perpignan » strictement européen permettra aux opérateurs internationaux d’éviter la gare de Perpignan qui compte tenu de sa situation géographique restera donc une voie sans issue « Centre de Rien ».

“La création du tracé « Plaine du Roussillon » est présentée comme indispensable au ferroutage alors que toutes les études démontrent les difficultés de son évolution. Pour donner plus de poids à ce projet, on le présente comme la solution aux 13 000 camions jour qui passent sur l’autoroute alors que depuis l’ouverture de la ligne directe sur Barcelone soit déjà 8 ans, on constate que le trafic stagne, seul 40 trains de marchandises (Cerbère inclus) circulent”.

“Ce tracé « plaine du Roussillon » créera une nouvelle cicatrice de 20 km au détriment de notre environnement, notre territoire agricole et la qualité de vie pour six de nos villages fortement impactés. Face à cette situation, pour faire avancer le dossier 1990-2040, on nous demande de participer à son financement, après l’Etat, l’Europe s’y ajoutent la Région Occitanie, le département des Pyrénées Orientales, les métropoles et agglomérations de Perpignan, un cumul de participation fiscale à tous les stades”.

“En conséquence, si ce tracé « plaine du Roussillon » droit de passage exclusivement à usage européen doit se faire, nous demandons à nos collectivités de laisser à la charge de l’Etat et de l’Europe le financement prévu à l’origine pour 500 à 600 millions d’euros. Aux candidats des élections régionales et départementales de faire part de leurs positions”.

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