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Sur le principe lancé par UberEats pour les repas préparés dans de vrais restaurants, la livraison à domicile de produits variés se développe à Barcelone. Ce phénomène existe depuis une vingtaine d’années via Internet, pour l’acheminement de produits proposés par les supermarchés identifiés, mais la nouveauté apparue en septembre 2021 est constituée par des “dark stores”. Ces magasins sans vitrine ni véritable pignon sur rue concurrencent le commerce en place. La vente de denrées alimentaires et autres produits du quotidien constituent le catalogue de ces entreprises accessibles par une appli appelée Getir. Après l’ouverture de six premiers espaces de stockage implantés stratégiquement pour couvrir au mieux la ville, un véritable boom est observé. Les applis et les magasins concurrents, adoptant ce même fonctionnement, continuent de proliférer dans la capitale catalane.

La promesse de livraisons en 10 mn

Cette nouvelle formule se veut plus efficace que les livraisons proposées par les enseignes connues, de type Caprabo, dont le service “Caprabo a casa” est un standard pour de nombreux clients, qui, de ce fait, ne fréquentent plus les supermarchés. L’engagement de Getir est d’assurer ses livraisons en 10 mn en tout lieu de la capitale catalane… une prouesse qui exige une rapidité d’exécution à toute épreuve pour les livreurs. Leur quotidien inquiète les syndicats, au regard de conditions de travail intolérables, car les délais de livraison record suscitent un stress permanent. Parallèlement, les plaintes du voisinage de plusieurs de ces magasins se multiplient, car les allers et venues des livreurs, parfois sans contrat de travail, sont trépidantes.

Les “dark kitchen” sont dissuadées

La mairie de Barcelone, qui délivre les autorisations d’exploitation de locaux à usage commercial, s’interroge sur les moyens de freiner cette tendance au “delivery”, après avoir réussi à suspendre les autorisations de “dark kitchens” (cuisines fantômes), dont certaines continuent cependant de fonctionner. Pour sa part, le gouvernement catalan étudie l’idée de contrôler le fonctionnement de ces supermarchés fantômes. L’Inspection catalane du travail et les forces de sécurité sont prêts à être mobilisés pour réguler ces commerces discrets, presque dissimulés, abrités dans les locaux sans enseigne.

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