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Alors que les abricots produits en plaine du Roussillon sont cueillis pour la plupart, la mévente est l’évidence. Pour la troisième année consécutive, la commercialisation du produit est significativement à la peine et les prix ont été revus à la baisse. Cette année, les abricots du pays on dû s’aligner sur les tarifs de leurs homologues espagnols, vendus à 90 centimes le kilo. Ordinairement, le prix de la production du Pays Catalan atteindrait 1,20 euro, mais la concurrence espagnole a obligé les producteurs et distributeurs à réduire leur marge pour survivre. La crise tenace qui touche la profession appelle une réorganisation profonde, pour retrouver la rentabilité. En toile de fond se situent les grandes surfaces, en quête du prix le plus bas, favorisant généralement la compétition et les productions extérieures sans jouer la carte du territoire. A l’avenir, la production d’abricots du Roussillon pourrait être réduite de moitié.

A quoi sert le label «Abricot rouge du Roussillon» ?

En marge de l’attirance des prix vers le bas, l’abricot rouge du Roussillon dispose d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP) depuis juin 2017. Ce label devait transformer l’avenir de ce petit fruit tacheté de rouges, appuyé sur une expérience paysanne ancestrale. Cet abricot englobe les variétés Helena du Roussillon, Royal Roussillon, du Gâterie et Rouge du Roussillon. Goûteux et qualitatif, il constitue un avantage sur le papier, mais son classement qualitatif, qui reste une vision administrative, ne semble pas être suffisamment fort pour enrayer la crise.

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